La H24, qui participe aux épreuves de la Michelin Le Mans Cup depuis 2021, comme la voiture de course précédente, la LMPH2G, sont des prototypes dessinés sur une cellule centrale en carbone de LMP3. La LMPH2G avait été conçue pour être une voiture laboratoire. La H24 est un prototype de course engagé dans un long programme de développement de performances et qui, de ce fait, évolue en permanence.

SCHÉMA DE FONCTIONNEMENT DE NOS PROTOTYPES ÉLECTRIQUES-HYDROGÈNE

1- Les moteurs électriques :
Les moteurs électriques installés au niveau des roues arrière (quatre sur la LMPH2G, deux sur la H24), assurent la propulsion de la voiture.

2- Les 3 réservoirs d’hydrogène :
Trois réservoirs en carbone filaire stockent à 700 bars le dihydrogène (forme moléculaire de l’hydrogène, symbole chimique « H2 ») qui alimente le module énergétique. Les deux premiers sont placés à droite et à gauche du cockpit, Ie troisième juste derrière Ie pilote

3- Le module énergétique électrique-hydrogène :
Il est composé de quatre stacks, au coeur desquels les molécules de dihydrogène (le « H2 », stocké dans les réservoirs) et les atomes d’oxygène (symbole chimique « O », présent dans I’atmosphère), s’assemblent pour former des molécules d’eau (symbole chimique « H2O ») Cette réaction a deux conséquences : un dégagement de chaleur et la production d’électricité qui alimente les moteurs électriques de la voiture. Résultat final de ce fonctionnement, la recomposition d’une nouvelle molécule, le H2O, de l’eau pure, rejetée dans l’atmosphère par les « échappements » de la voiture (sous forme de vapeur ou de gouttelettes en fonction des conditions atmosphériques). L’eau est le seul rejet dans l’atmosphère lors du fonctionnement du groupe motopropulseur électrique-hydrogène.

4- Le stack :
C’est un empilage alternatif de modules, plaques bipolaires et membranes poreuses à l’hydrogène.

5- La prise d’air:
L’air ambiant utilisé pour la réaction électrochimique dans les stacks (une électrolyse inversée), entre par cette ouïe. Il est d’abord filtré, acheminé vers le compresseur, puis vers I’humidificateur, avant de pénétrer au cœur des stacks.

6- Le buffer-batterie :
Ces cellules hautes-performances sont alimentées, à la fois, par le groupe énergétique électrique-hydrogène grâce à l’électricité produite en excès, et par les moteurs électriques lorsqu’ils sont en mode « régénération » à I’occasion du freinage. Ce qui permet au pilote d’augmenter de manière très substantielle la puissance disponible à I’accélération.

7- La transmission :
C’est une boîte de vitesse spécifique à un seul rapport, sans embrayage, gérant de manière indépendante chaque roue arrière et optimisée pour réduire les frottements.

8- Le compresseur :
Il comprime et accélère I’air qui pénètre par l’ouïe jusqu’à 300 gr d’air/ seconde) il tourne jusqu’à 100 000 tr/mn. C’est la modulation du débit d’air injecté dans les stacks qui permet de générer une réaction plus ou moins importante et donc de gérer la puissance électrique demandée.

9- l.’humidificateur :
L’air humidifié permet une meilleure réaction entre les atomes d’oxygène (« O »)et les molécules de dihydrogene (« H2 »). L’humidificateur est là pour garantir en permanence le taux d’humidité de l’air injecté dans les stacks.

10- Radiateurs el système de refroidissement

11- L’échappement :
Seul rejet dans I’atmosphère du groupe motopropulseur électrique-hydrogène des prototypes de MissionH24 : de l’eau (« H2O »), sous forme de vapeur ou de gouttelettes (en fonction des conditions atmosphériques), par quatre orifices (un par stack) placés à l’arrière du châssis, au milieu du diffuseur aérodynamique.

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Le team H24Racing