Lors de l’European Hydrogen Week, à Bruxelles, du 26 au 28 octobre, MissionH24, le programme en collaboration entre l’Automobile Club de l’Ouest et H24Project, a accueilli de nombreux visiteurs sur son stand, expliquant ainsi le parcours depuis 2018, de ce programme pionnier pour la décarbonation de la compétition automobile. La LMPH2G, premier prototype utilisant une pile à combustible et de l’hydrogène gazeux, s’exposait à côté d’écrans géants présentant le dernier prototype, la H24EVO, dotée d’un moteur à combustion interne fourni par TOYOTA Racing et stockant de l’hydrogène liquide. Les premiers tours de roues sont prévus en 2028, indiquait Bassel Aslan, directeur technique de MissionH24, avant de préciser qu’aux 24 Heures du Mans, la catégorie Hypercar pourra accueillir des prototypes Hydrogène, à pile à combustible comme à moteur à combustion interne hydrogène à partir de 2030. Un hologramme conversationnel (une scénographie mise en place par la société James McQueen Design) a permis l’interaction avec les spectateurs, ravis de pouvoir tester également la DiscoverHy, petit bolide pédagogique, réalisation avec AdvancedH2Valley, consortium de la région grand ouest auquel l’ACO appartient. Michelin complétait cette recherche sur la décarbonation de la compétition en exposant son pneu composé à 71% de produits renouvelables ou recyclés.
Pierre Fillon, Président de l’ACO et Co-Président de MissionH24, Kazuki Nakajima, triple vainqueur des 24 Heures du Mans et vice-chairman de TOYOTA Racing, Valérie Bouillon-Delporte, directrice exécutive de Clean Hydrogen Partnership, Jorgo Chatzimarkakis, CEO d’Hydrogen Europe, et Bassel Alsan, directeur technique de MissionH24, ont mené une conférence sur l’impact des 24 Heures du Mans sur le déploiement de l’hydrogène, devant une assemblée, composée d’acteurs H2 et de représentants d’institutions européennes.
« En tant que Président de l’ACO, je suis très heureux de participer à cette semaine européenne de l’hydrogène, à Bruxelles. En tant qu’organisateur de courses, comme les 24 Heures du Mans, les 24 Heures Motos…en tant que club automobile, nous sommes particulièrement concernés par l’énergie, par les énergies. Le coût de l’énergie, l’autonomie énergétique ou son pendant « la dépendance énergétique », la transition énergétique, le stockage des énergies sont autant de sujets cruciaux sur lesquels les 24 Heures du Mans se concentrent. L’énergie est indispensable, Elle doit être suffisante et accessible pour tous. Et propre. En course, sur nos circuits au Mans, nous testons, sans relâche, avec nos partenaires, les constructeurs, les énergéticiens, les manufacturiers, de nouvelles solutions pour décarboner la compétition, pour décarboner la mobilité. Avec Valérie et Jorgo, nous partageons depuis quelques années déjà, nos travaux et notamment notre programme de déploiement de l’hydrogène. Comme vous tous ici, nous sommes conscients du potentiel de l’hydrogène dans le contexte géo politique actuel, pour la défense de l’environnement. »
Kazuki Nakajima, triple vainqueur des 24 Heures du Mans et vice chairman de TOYOTA Racing, a partagé son expérience de juin dernier, comme premier pilote sur le circuit du Mans, de la Toyota TR LH2 Racing Prototype.
« Pour TOYOTA, le sport automobile est un véritable laboratoire pour les nouvelles technologies. Nous voulons démontrer l’intérêt de l’hydrogène pour la compétition zéro émission de CO2. »
Jorgo Chatzimarkakis, CEO d’Hydrogen Europe, concluait devant cette audience, qui venait de découvrir en avant première un extrait du film officiel des 24 Heures du Mans 2026 :
« Le sport auto rend l’hydrogène attractif. Avec les 24 Heures du Mans, nous démontrons la passion et la patience. »
Deux atouts nécessaires actuellement pour le déploiement de l’hydrogène.


